Nanda Devi

P.1965-1

Nanda Devi signifie « déesse de la Félicité ». On a un temps cru qu’il s’agissait de la plus haute montagne au monde. Pendant près d’une quinzaine d’années, le Sanctuaire a été complètement fermé aux explorateurs. Il ne rouvre qu’en 1974, pour refermer ses portes quelques années plus tard et protéger un écosystème fragile. Aujourd’hui, sauf rares exceptions, il est impossible de l’explorer. En 1965, ces sommets indiens ont été le théâtre d’une mission secrète, pilotée par la CIA, en pleine guerre froide. C’est le magazine Outside qui, en 1978 (Archives CIA), a commencé à révéler des informations inquiétantes sur cette aventure. Depuis 1992, le parc national de Nanda Devi est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et reconnue en tant que réserve de biosphère par l’Unesco depuis 2004.

Rayon fossile

A.1964-2

En 1964, les physiciens américains Arno Penzias et Robert Woodrow Wilson complètent la construction d’un radiomètre de Dicke dans le but d’étudier les phénomènes radioastronomiques et les communications par satellites. Le , ils démontrent sans ambiguïté l’existence du fonds diffus cosmologique, prévu par la théorie du Big Bang.

Sunspot

A.1859-1

La tempête solaire de , également connue sous le nom d’événement de Carrington — du nom de l’astronome anglais Richard Carrington qui l’étudia — désigne une série d’éruptions solaires ayant eu lieu à la fin de l’été 1859 et ayant notablement affecté la Terre. Elle frappe la Terre avec une telle intensité que les télégraphes projettent des étincelles. Elle produit de très nombreuses aurores polaires visibles jusque dans certaines régions tropicales et a fortement perturbé les télécommunications par télégraphe électrique. Elle est considérée comme la plus violente tempête solaire enregistrée ayant frappé la Terre. En 1859, une En 2012, une tempête solaire équivalente a manqué d’un rien la planète bleue. Que se passerait-il si un tel événement survenait au XXIe siècle ?

Sursaut gamma

A.1967-1

La toute première détection de ce phénomène fut réalisée par un des satellites militaires du projet Vela, débuté en 1963. Malgré la signature d’un traité portant sur l’interdiction des tests atomiques dans l’atmosphère et dans l’espace (signé en août de la même année), l’armée américaine lança une mission de reconnaissance destinée à repérer de telles traces. A bord des satellites Vela se trouvaient des détecteurs de rayons gamma, X et neutrons. Le 2 juillet 1967, les capteurs s’affolent, une émission très brève est détectée. Après vérification, il apparût clairement que ce rayonnement gamma n’était pas d’origine humaine, ni même terrestre. Mais il aura fallu attendre 1973 pour que soit rendue publique cette découverte, une fois la confidentialité militaire levée. Les sursauts gamma suscitèrent très vite la curiosité de la communauté scientifique.

Vela 6911

D.1979-3

Le 22 septembre 1979 vers 00h53 GMT, le satellite Vela 6911 détecte le double éclair caractéristique d’une explosion nucléaire atmosphérique apparemment au-dessus de l’océan Indien ou de l’Atlantique Sud. Étant donné que ce satellite fonctionnait au-delà de sa durée de vie prévue et des questions sur la fiabilité de la détection ont été soulevées. Le panel a finalement conclu dans un rapport publié à l’été 1980 que le signal ” ne provenait probablement pas d’une explosion nucléaire. Bien que nous ne puissions pas exclure que ce signal soit d’origine nucléaire”. Cette conclusion a jeté une ombre sur la confiance du public dans la capacité des États-Unis à détecter sans ambiguïté les explosions nucléaires clandestines depuis plus de vingt ans. Après des années de recherches, il semblerait que cet essai puisse être Sud-Africain et ou Israélien.

Huron King

O.1980-1

Huron King Test Chamber, located to the right of 3-08 Road in Area 3, 600 meters from its original location. The Huron King test chamber contained a communications satellite and other space-related experiments, and simulated a space environment. It was used for a rare type of Vertical Line of Sight underground test conducted by the Defense Nuclear Agency, forerunner of the Defense Threat Reduction Agency. The device, which was less than 20 kilotons in yield, was detonated on June 24, 1980.

L’essai Pascal B dont l’astrophysicien Robert Brownlee était en charge est devenu depuis lors bien connu, puisqu’il est à l’origine de la légende urbaine qui rapporte que les Américains sont peut-être les premiers à avoir envoyé un satellite artificiel en orbite autour de la Terre, et qui s’avère être une plaque d’égout…

https://ohchouette.com/comment-une-une-plaque-degout-est-devenue-lobjet-le-plus-rapide-jamais-lance-par-lhomme/?__cf_chl_managed_tk__=pmd_7CwwpwAhG7Hkv2buf9_YCtfy9FFH.wgE9aiJjRDlBw8-1632082595-0-gqNtZGzNAyWjcnBszRIR

 

Cosmos

A.1996-2

Actuellement (en 1996) 54 satellites équipés de générateurs électronucléaires, en majorité des satellites russes de la série “Kosmos” (avec comme carburant l’uranium 235), mais aussi quelques satellites nord-américains (utilisant le plutonium 238) plane au-dessus de nos têtes (soit au total 1,45 tonne d’uranium). https://www.dissident-media.org/infonucleaire/chute_cosmos.html  

Cosmos 954

P.1978-1

À 4 h 55, un objet incandescent rouge vif traverse le ciel obscur. Cosmos 954, un satellite de surveillance soviétique équipé dun petit réacteur nucléaire brille au moment de son entrée dans latmosphère terrestre. Il brûle et se désintègre. Deux cent vingt personnes ratissent la toundra arctique, à la recherche du plus petit fragment du satellite. Seul 0,1 % de la source d’énergie atomique sera récupérée.

https://www.dissident-media.org/infonucleaire/chute_cosmos.html

Apollo 13

P.1973-5

13 avril 1973 : une explosion détruit une partie du module de commande de la capsule Apollo 13 qui se dirige vers la Lune. Les astronautes utilisent le module lunaire comme chaloupe de sauvetage avant de l’abandonner. Au lieu de se perdre dans l’espace interplanétaire, ce module retombera dans l’océan engloutissant un générateur radio-isotopique contenant du plutonium. Selon les Américains, l’enveloppe du plutonium aurait résisté…

http://atomicsarchives.chez.com/chute_cosmos954.html

Transit

P.1964-2

En 1964, la retombée d’un Transit dans l’océan Indien. Le satellite s’est entièrement consumé. Le plutonium s’est trouvé gazéifié, il a été répandu dans l’atmosphère sans élever sensiblement son taux de radioactivité car l’apport a été comparable à ce que produit une petite fluctuation du rayonnement cosmique. Le vrai danger était chimique : on ignore… Lire la suite Transit

Starfish Prime

D.1962-2

Le 9 juillet 1962, Starfish Primeexplose à 400 kilomètres au-dessus du niveau de la mer. La lumière est visible depuis Hawaï, sous forme d’éclairs et daurores boréales. Limpulsion électromagnétique ravage les systèmes électroniques de larchipel, coupé du monde pendant plusieurs heures. Dans le silence et lobscurité nucléaire, le flux de particules ionisées se propage jusque dans lespace, où il détruit les satellites en orbite autour de la Terre.

Stefane Perraud et Aram Kebabdjian, Isotopia Pacifica, 2017