Après quelques mois de tâtonnement, Gamow propose une hypothèse : il envisage les noyaux atomiques comme les petites gouttelettes de ce qu’il appelle le « fluide nucléaire ». Plus tard, en 1936, ce modèle sera repris et développé par Niels Bohr sous le nom de « modèle de la goutte liquide ». En 1939, il permettra de comprendre certains phénomènes nucléaires nouvellement découverts, notamment la fission des noyaux les plus lourds. Les noyaux d’uranium 235, qu’on trouve dans les centrales nucléaires et dans certaines bombes atomiques.

Nucléosynthèse

A.1948-1

Les étoiles naissent au sein de régions où la densité des gaz interstellaires est plus grande. Ces gaz se contractent alors sous l’effet de la gravité. Cette contraction entraine un réchauffement qui finit par amorcer des réactions de fusion nucléaire au centre du nuage interstellaire. L’étoile est née.

Daedalus

A.1973-1

Le Projet Daedalus est une étude menée de 1973 à 1978 par la British Interplanetary Society pour concevoir une sonde interstellaire réalisable. Daedalus aurait disposé d’une propulsion thermonucléaire pulsée utilisant des pastilles de mélange deutérium/hélium 3 portées à fusion par confinement inertiel à base de faisceaux d’électrons. 250 pastilles auraient été tirées par seconde, et le plasma résultant aurait été canalisé vers une tuyère magnétique.

Blowups Happen

A.1940-1

Il arrive que ça saute (titre original : Blowups Happen) est une nouvelle de Robert Heinlein publiée pour la première fois dans Astounding Science Fiction en 1940. La nouvelle a été révisée par l’auteur en 1946 pour l’adapter aux connaissances issues du Projet Manhattan et de l’explosion des deux bombes atomiques sur le Japon en août 1945.

Robert Heinlein imagine une industrie nucléaire civile ayant construit des centrales nucléaires afin d’alimenter en énergie les États-Unis. Il évoque aussi les risques engendrés par la construction et la maintenance de ces centrales, et propose une solution inattendue pour faire face au risque nucléaire.

Fusion plasmique

A.2020-1

Les chercheurs du Lawrence Livermore National Laboratory pensent avoir franchi une étape importante dans leur recherche sur la fusion par laser. 192 faisceaux lasers convergent vers une capsule contenant le « carburant » (hydrogène, deutérium, tritium). La puissance du laser provoque un déluge de rayons X qui amène la capsule à des températures extrêmes et la fait imploser. Mais le rendement énergétique est encore très faible.

https://www.01net.com/actualites/la-fusion-nucleaire-par-laser-pourrait-passer-un-nouveau-cap-2009881.html

 

La société Gimv investit dans la technologie de pointe nucléaire. Avec Jeff Bezos d’Amazon comme actionnaire, la GIMV entre au capital de General Fusion, une start-up canadienne qui veut construire un réacteur de fusion nucléaire. General Fusion doit lever 100 millions de dollars (90 millions d’euros) sur les marchés pour construire une première usine de démonstration de… Lire la suite Bezos

Jackson Oswalt

P.2018-5

Le jeune Jackson n’est pas un garçon comme les autres. Il y a quelques années, lassé de sa salle de jeux d’enfant, il a décidé de la transformer en laboratoire nucléaire. Aspirateurs personnalisés, pompes et autres caissons, en tout, ses parents ont tout acheté sur Ebay pour équiper cette salle. «Au début, je voulais juste… Lire la suite Jackson Oswalt

Selon un rapport d’universités et de sociétés privées, le Canada possède suffisamment d’expertises technologiques pour développer un démonstrateur de réacteur à fusion nucléaire en 2030. Le tout moyennant une aide du gouvernement fédéral de l’ordre de 125 millions de dollars. Ludovic Dupin, L’usine nouvelle, 7, 2, 2017

Il apparaît dans l’eau des réacteurs, dans le combustible usé, dans des piscines d’entreposage et sous forme d’effluents lors du retraitement. Mélangé au deutérium, il entre dans la composition des bombes H et du combustible des réacteurs à fusion. Avec le lithium et le bore, il fait partie des atomes primordiaux impliqués dans le big bang, il y un peu plus de 13 milliards d’années. Sa lumière illumine les cadrans de certaines montres et les instruments de bord, pour la navigation de nuit.

Fils de cuivre, leds, composants électroniques, plexiglas 15 x 15 x 15 cm – 2015

It is found in the water of nuclear reactors, in spent fuel, in storage pools, and as effluent during reprocessing. Fused with deuterium, it is used for H bombs and fusion reactor fuel. Alongside lithium and boron, it was one of the primordial atoms involved in the Big Bang. In the dark, it illuminates watch faces and the displays of navigational instruments.

Copper wires, LEDs, electrical components, Plexiglas, 15 x 15 x 15 cm – 2015

Chercheur IRSN : Un cœur qui fusionne, cest quelque chose… Il faut imaginer de la lavedonc cestcest quelque chose dont on connaît la composition vaguement, cest du combustible, donc de luranium, il y a du fer, il y a euhlacier en fusion de la cuveeuhdonc vous avez plein decest un mélange dedeune centaine de corps différents… On fait des essais qui approchent le comportement, mais on ne saura jamais

Francis Chateauraynaud, « Pour une histoire politique du corium », Le sens de l’irréversible, troisième partie

Google

A.1998-1

TAE Technologies est une société américaine basée en Californie, créée pour le développement de l’énergie de fusion aneutronique. Soutenue par le cofondateur de Microsoft Paul Allen, la société a levé plus de 500 millions de dollars d’investissement. Elle travaille avec Google Research pour créer un dénommé « algorithme optométriste ».

https://www.theguardian.com/environment/2017/jul/25/google-enters-race-for-nuclear-fusion-technology

At Oak Ridge, in the 1970s, the prospect of fusion power was strongly considered, sparking research at ORNL. A tokamak called ORMAK, made operational in 1971, was the first tokamak to achieve a plasma temperature of 20 million Kelvin. After the success of the fusion experiments, it was enlarged and renamed ORMAK II in 1973; however, the experiments ultimately… Lire la suite ORMAK

Projet Huemul

M.1949-1

En 1949, Juan Perón invite Ronald Richter, qui a créé un accélérateur de particules pour les nazis. Il promet au président argentin la fusion nucléaire. Le projet est arrêté après les premiers effets dannonce, Perón renversé et Richter incarcéré pour fraude. Le complexe de l’île de Huemul sert de cible aux militaires. Les arbres et les vignes envahissent les installations nucléaires du physicien nazi.

https://www.atlasobscura.com/places/huemul-island

HUEMUL ISLAND, A SHORT DISTANCE offshore from Bariloche, Argentina, is green and tranquil. But it’s more than meets the eye. There, obscured by dense trees, lie the ruins of an energetic past involving secret nuclear experiments and Nazi scientists. In 1949, president Juan Perón personally invited Ronald Richter, an Austrian scientist famous for developing a particle… Lire la suite Huemul Island

Ronald Richter was born in Falkenau an der Eger (in Czech Falknov nad Ohří renamed Sokolov in 1948), Bohemia (now in Czech Republic) while it was part of the Austrian empire. Richter was of German origin.  Richter attended the German University of Prague, graduating in 1935. Sources provide variant narratives about his studies as a doctoral candidate. According to Gambini, Richter was awarded… Lire la suite Rayons delta