Lidar

Des « points chauds » de radioactivité jusqu’alors insoupçonnés, où la radioactivité dépasse largement la moyenne, ont été détectés dans la zone d’exclusion de par des chercheurs de l’université de Bristol lors d’une campagne de cartographie par drone en avril, selon un communiqué. Là, par exemple une usine de décontamination des sols désaffectée, en service après l’explosion, révèle à la BBC Tom Scott, qui a dirigé l’équipe de chercheurs. Ici, un arbre isolé « cent fois plus radioactif que la normale » par rapport au de fond mesuré au Royaume-Uni, déclare-t-il à ITV News.

Pendant dix jours, pour un total de 24 heures de vol, des équipés de Lidar ainsi que de spectromètres à  gamma, des instruments utilisés respectivement pour dresser la topographie du terrain et mesurer la radioactivité, ont quadrillé l’équivalent d’une zone de 15 km² au cœur de la zone d’exclusion (30 km à la ronde autour de la centrale). Ils ont survolé plusieurs sites contaminés, tels que le village abandonné de Buriakivika à 13 km à l’ouest de la centrale, qui se trouvait précisément sous le nuage radioactif, et la entourant la centrale dans un rayon de 10 km.

Floriane Boyer, Futura Science, 12/05/2019 à 11h45

Image : université Bristol

http://archivesgamma.fr/2019/05/12/lidar