Cerisiers

En circulant au plus près des réacteurs détruits, nous découvrons un site en pleine effervescence, lieu d’une reconfiguration des rapports entre l’, la et la technologie. de nous s’étend un milieu artificialisé à l’extrême. La végétation a disparu et le béton a entièrement recouvert les collines, dans l’espoir de réduire la radioactivité des sols.

Pourtant, au de ce paysage d’un autre monde, nous apercevons des arbres que les décontamineurs n’ont pas coupés : ce sont les cerisiers de Fukushima, alors en pleine fleuraison. Leur présence nous surprend et nous le faisons remarquer à l’ingénieur qui nous accompagne. Celui-ci nous précise que ces arbres ne seront pas retirés du site, alors même qu’ils obstruent le chantier et la circulation des équipements de décontamination. C’est que les travaux d’ingénierie menés à Daiichi ne se résument pas seulement à une « réparation » de la catastrophe ni à une restitution des lieux à leur état original.

Frank Guarneri, Aurélien Portelli, Sébastien Travadel, “Les Cerisier de Fukushima”, The Conversation, 10 Mars 2019

: Wikicommons, Miharu Takizakura, un des plus vieux cerisiers du dans la province de Fukushima

http://archivesgamma.fr/2019/03/10/cerisiers