Reins

D’une façon générale, l’homme peut être exposé à des rayonnements ionisants à partir d’une source se trouvant à l’extérieur de son organisme : on parle alors d’ externe. Il peut aussi être exposé à partir d’une source ayant pénétré à l’intérieur de son organisme : on parle alors d’exposition interne. Le devenir biologique de l’uranium varie selon la voie d’exposition mais aussi en fonction de sa forme chimique (métal, oxyde, sel) qui détermine sa solubilité dans les tissus. La aiguë de l’uranium se manifeste cliniquement chez le rat par une importante perte de poids, une hémorragie au niveau des yeux, des pattes et du museau ainsi qu’une piloérection générale et des signes cliniques d’atteinte du système nerveux central. Bien que l’ensemble de l’organisme semble pouvoir être touché par la toxicité de l’uranium, les reins sont le siège d’effets délétères prédominants, comme le reflète l’abondante littérature relative aux effets rénaux de l’uranium

La radiotoxicité de l’uranium semble se cantonner aux poumons et aux os, probablement en raison d’une rétention plus longue dans ces organes et de la décroissance atomique de l’uranium en et autres -isotopes avec émission de rayonnements ionisants. En effet, comme tout émetteur de rayonnements ionisants, l’uranium est capable de provoquer des lésions de
l’ qui dans certains cas (absence de réparation et de processus de cellulaire) peuvent aboutir à la formation de mutations à l’origine de cancers.

IRSN, Note d’information, L’uranium et les risques associés, 9 juillet 2008

http://archivesgamma.fr/2008/07/09/reins