Ski

D.1943-4

The physicists (from left) Enrico Fermi and Hans Bethe on a ski outing with other Los Alamos personnel, 1943.

The Keynotes

D.1945-16

Popular events at Theater Two included big dances that featured Los Alamos band “The Keynotes.” This band, created by Harold Fishbine, who had been an amateur musician before the war, played Big Band classics. The band continued to play after the war, doing gigs in Santa Fe. Two other bands at Los Alamos were called Los Cuatros and Sad Sack Six.

Betting pool

D.1945-15

Isidor Isaac Rabi attended the Trinity test in July 1945. The scientists working on Trinity set up a betting pool on the yield of the test, with predictions ranging from total dud to 45 kilotons of TNT equivalent (kt). Rabi arrived late and found the only entry left was for 18 kilotons, which he purchased. Wearing welding goggles, he waited for the result with Ramsey and Enrico Fermi. The blast was rated at 18.6 kilotons, and Rabi won the pool.

Kiichi Nakajima

D.1955-6

Obsédé par la peur d’une attaque nucléaire, Kiichi Nakajima, riche industriel, décide de tout vendre et d’émigrer au Brésil avec sa famille, là où, selon lui, la menace nucléaire est une des moindres sur la planète. Mais sa famille l’attaque en justice pour s’opposer à la dilapidation des biens. Les juges doivent trancher pour savoir si le comportement de Nakajima est irrationnel ou non. Drame, 1955, 133’, , réal. : Akira Kurozawa.

Vierge

D.1945-13

Le souffle brûlant de la déflagration a dévasté Nagazaji ce 9 août 1945, faisant plus de 70 000 morts, a pulvérisé les vitraux et les murs de l’édifice, brûlé son autel et fait fondre sa cloche. Mais la tête d’une statue en bois de la Vierge Marie a survécu au brasier, gisant parmi les colonnes effondrées et les débris de l’église romane. L’icône a conservé les stigmates de la guerre: les yeux ont brûlé, laissant deux orbites noires, la joue droite est noircie et une fissure court le long du visage comme une larme.

Atomkrieg

D.2004-1

Au cours de l’été 1944, pour la première fois, la menace d’une bombe atomique se répand. Il avait été indiqué à la mission diplomatique allemande à Lisbonne qu’une bombe atomique serait larguée sur Dresde, dans les six semaines à venir, si le gouvernement nazi ne demandait pas la paix sous une forme ou une autre. Soixante ans plus tard, l’artiste Antje Majewski et l’auteur Ingo Niermann ont organisé une exposition réunissant des artistes internationaux de différentes générations. Les œuvres, qui pour la plupart ont été créées pour l’exposition, traitent non seulement de la conscience collective des images inextinguibles des “champignons atomiques”, mais reflètent également les dispositions psychologiques dans l’ombre de la bombe. Même si notre peur appartient au passé, la menace appartient au présent.

Atomic light

O.2005-5

Dreams, x-rays, atomic radiation, and “invisible men” are phenomena that are visual in nature but unseen. Atomic Light (Shadow Optics) reveals these hidden interiors of cultural life, the “avisual” as it has emerged in the writings of Jorge Luis Borges and Jacques Derrida, Tanizaki Jun’ichirô and Sigmund Freud, and H. G. Wells and Ralph Ellison, and in the early cinema and the postwar Japanese films of Kobayashi Masaki, Teshigahara Hiroshi, Kore-eda Hirokazu, and Kurosawa Kiyoshi, all under the shadow cast by the atomic bombings of Hiroshima and Nagasaki.

Borgne manchot

O.1986-2

La découverte de la théorie des hétéronymes de Fernando Pessoa va lui permettre de dépasser les contradictions propres à sa pratique picturale, notamment celle de l’hétérogénéité. Ainsi l’artiste associe-t-il au nombre de combinaisons qu’offrent les lettres d’un nom, le nombre de possibilités formelles qu’offre l’abstraction. En 1988-89, il rédige un texte programmatique présentant le travail de quatre artistes dont les noms ne sont autres que les anagrammes de son propre nom. Les six séries élaborées alors par l’artiste (dont Tchernobyl, Les Trois du Cap et Boat People) peuvent sembler contradictoires tant leurs formes paraissent hétéroclites. Pourtant, réalisées les unes en regard des autres, elles sont animées par les mêmes préoccupations picturales, notamment la mise à distance des affects par la mise à distance des savoirs techniques. La série Tchernobyl (1986-90) est peinte de la main droite (Noël Dolla est gaucher), l’œil gauche caché. Tel un borgne manchot, l’artiste se trouve en difficulté par rapport aux savoirs et habitudes techniques, provoquant l’écart nécessaire entre le titre de l’oeuvre et l’inquiétante étrangeté de la matière picturale.

Appauvri

D.1999-2

L’OTAN A CONFIRMÉ, dans une lettre adressée à l’ONU, que ses avions avaient bien utilisé, comme plusieurs associations de protection de l’environnement l’en avaient alors accusé, des munitions à l’uranium appauvri durant les raids, au printemps 1999, contre la Serbie. Selon le secrétaire général de l’Alliance atlantique, George Robertson, ancien ministre britannique de la défense durant la campagne « Force alliée », qui a débuté le 24 mars 1999, un total de quelque 31 000 munitions à l’uranium appauvri ont été tirées contre des blindés serbes au Kosovo.

Poker face

D.1945-12

Claude Robert Eatherly, qui n’avait en fait été chargé que d’apprécier les conditions météorologiques et d’évaluer les chances d’atteindre l’un des trois objectifs envisagés. Au moment de l’explosion, à 8 h 17, il était dans son avion Straight Flush (c’était un joueur de poker invétéré), à 200 miles d’Hiroshima, et volait en direction de l’île de Tinian. Aux États-Unis, son personnage inspira dans les années 1950 la légende du héros repentant dont on raconte encore aujourd’hui qu’il devint fou après avoir largué la bombe sur Hiroshima et essaya de mettre fin à ses jours avant d’être finalement interné dans un hôpital psychiatrique.

 

Hara

D.1945-11

Sadae, l’épouse de Hara, tombe malade en 1939 et décède en 1944. Il avait dit d’elle : « Si je dois perdre ma femme, je ne vivrais qu’un an pour laisser un recueil de beaux et tristes poèmes ». Un an plus tard, juste avant le premier anniversaire de sa mort, il est exposé au bombardement atomique de Hiroshima dans la maison de ses parents à Motomachi. Ces deux expériences traumatisantes sont devenues centrales dans son travail.

Polke

O.1990-3

Uranografien, or autoradiographs of uranium samples.53 This is a link back to the early days of radiation enthusiasm.

Breton

D.1958-4

En 1958, André Breton rédigea à Paris un manifeste antinucléaire, “Démasquez les physiciens, videz les laboratoires”, cosigné par de jeunes surréalistes qui s’en prenait à la “théologie de la bombe” et au statut de la science comme nouvel “opium du peuple”. Bien que le texte exhorte le lecteur à soutenir un Comité de Lutte Anti-Nucléaire, il ne semble pas avoir eu de succès. Néanmoins, ce tract est un signe des choses à venir : la néo-avant-garde allait désublimer l’esthétique nucléaire de l’après-guerre.

https://www.e-flux.com/journal/96/243057/shattered-matter-transformed-forms-notes-on-nuclear-aesthetics-part-2/

The audience were told to fire rifles at the pictures and obtained a free copy of the catalogue if they managed to hit the eye of one of the politicians. On the wall next to the targets a series of so-called directives made by Debord hung. The directives were white canvases on which Debord had written slogans like: “Abolition du travail aliènè” (Abolition of alienated labour). In the next room J. V. Martin’s ‘thermonuclear maps’ hung. The maps were large paintings that depicted the world after the outbreak of the third world war.

Basbuggy

D.1967-4

The Jicarilla is the site of the first nuclear gas ‘Stimulation project carried out by the United States Atomic Energy Commission. Project Gasbuggy was detonated on December 10, 1967 in an existing natural gas well to determine whether controlled nuclear explosions could be useful in loosening rock formations to stimulate natural gas flow and extraction. A 29-kiloton device was placed at a depth of 4,240 feet underground. Natural gas, water, and a small amount of oil were produced by the project. Gasbuggy was considered a double failure because it did not produce as much gas as expected and customers were concerned about buying natural gas with traces of radioactivity. Remediation of the surface was conducted in 2004 to remove soils contaminated by drilling muds, with the primary contaminant being diesel. The area around Gasbuggy has been withdrawn from natural gas development. In 1978, a placard was installed at the site noting the location of ground zero. The placard is publicly accessible via Forest Road 357, south of U.S. 64.

100 ton test

D.1945-10

About 800 yards south of ground zero at Trinity Site, construction engineers built a heavy-duty 20-foot wooden platform. It had to be sturdy because they then stacked 108 tons of TNT on top of it. Then, on May 7, 1945, well before dawn, the neatly stacked boxes of TNT were detonated.

Mutant

D.1962-4

Guy Debord, Asger Jorn, Critique européenne des Corps académiques des Universités, Collèges et Instituts de recherche de la métropole de New York et de l’aire de Cambridge-Boston…. Paris, Mutant, 1962. Feuillet. [120 X 320 mm.] imprimé en marron sur papier beige, au verso texte en anglais. Tract rédigé par Guy Debord et Asger Jorn en… Lire la suite Mutant

Blind test

O.1952-3

Les sujets qui ont observé deux rafales diurnes avaient des yeux adaptés à l’obscurité et se trouvaient dans une caravane étanche à la lumière située à environ 16,1 km des deux rafales.
La moitié des observateurs (nombre total non précisé) n’étaient pas protégés, et l’autre moitié portaient des lunettes de protection rouges dont on a estimé qu’elles transmettaient environ 220C de l’énergie du spectre visible et infrarouge. Tous les observateurs regardaient à travers hublots qui s’ouvraient entre 46 et 52 milisec après le flash, et se refermaient après 2 secondes. Les tests ont été interrompus en raison de deux lésions rétiniennes.

ABLE

D.1946-2

The purpose the Crossroads operation was to investigate the effect of nuclear weapons on a fleet of 95 target ships. Assembled in Bikini Lagoon, the fleet was hit with the two (ABLE and BAKER) detonations of plutonium implosion-type nuclear weapons. Both test incorporated animals to test the effects of exposure to the bomb and the resulting radiation.  The ABLE test included a greater number and variety of animals for testing. Hundreds of animals including goats, pigs, guinea pigs, mice and rats, had been placed on 22 target ships in stations normally occupied by soldiers, and were held in place by small frames and cages. Because ABLE was off its mark, producing a smaller explosion, and the spread out nature of the ships, the immediate blast killed about 10% of the animals.

Goats

D.1946-1

Hollywood. Les chèvres mortes lors de l’explosion nucléaire de Bikini seront honorées lors d’un office mémorial, avec une oraison funèbre et une mise en berne,  dimanche prochain. “ Nous ne pensons pas qu’il soit possible de faire progresser la science en sacrifiant des animaux domestiques qui ont accomplis autant de bienfaits pour l’humanité, comme les chèvres.” déclare le président de l’association des chèvres de la vallée de San Fernando qui finance cette cérémonie. The Daily News. Perth, WA 18 July 1946.

 

Porcs

D.1957-3

Environ 1 200 porcs subirent des expériences bio-médicales ainsi que les effets de souffle. Lors du test Priscilla (37 kT), 719 porcs subirent différentes expériences sur le Frenchman Flat. Quelques porcs furent recouverts de vêtements faits de différents matériaux et enfermés dans des cages élevées dans le but de connaître le meilleur matériau contre les radiations thermiques consécutives à une explosion nucléaire. D’autres porcs furent placés dans des enclos entourés de grandes vitres en verre à quelque distance de l’hypocentre dans le but de déterminer l’effet des débris volants sur des êtres vivants.

Ensemencer

D.2019-2

Hormis les effets désastreux sur les populations et l’environnement, les innombrables essais nucléaires effectués dans l’atmosphère pendant la guerre froide ont eu une conséquence inattendue : ils ont engendré des pluies sur plusieurs milliers de kilomètres autour des sites concernés. L’explication ? La charge électrique libérée par le rayonnement des détonations nucléaires augmente la propension des gouttelettes d’eau en suspension à se combiner entre elles pour déclencher des précipitations.

https://www.caminteresse.fr/sciences/pourquoi-les-essais-nucleaires-declenchent-des-pluies-11145533/

Beryl

D.1962-3

La montagne, sous laquelle avait été placée la bombe dans son labyrinthe de galeries en profondeur, s’était ouverte sous l’effet de l’explosion et un nuage très radioactif s’en était échappé enveloppant sous sa chape de particules irradiantes les centaines de militaires et civils présents sur les lieux face à la montagne tragique du Tan-Affela. Tous sans exception à des degrés divers furent touchés par les fuites de produits radioactifs.

Oedipe

O.2005-4

Lors d’irradiations internes, les méthodes dosimétriques actuellement utilisées sont basées sur le formalisme du MIRD et l’utilisation de modèles mathématiques standard. Ces modèles sont plus ou moins représentatifs du patient et ne permettent pas, de fait, de réaliser une dosimétrie personnalisée. Cette thèse avait pour objectif le développement d’un outil dosimétrique personnalisé, i.e. tenant compte de la morphologie de chaque patient ainsi que de la composition et densité des tissus. Cet outil, baptisé OEDIPE, acronyme d’Outil d’Evaluation de la Dose Interne PErsonnalisée, est une interface graphique qui permet de créer une géométrie voxélisée spécifique d’un patient et de l’associer au code de calcul Monte-Carlo MCNPX. La définition de la distribution du radioélément et le calcul des doses absorbées peuvent être réalisés à l’échelle des organes ou à l’échelle tissulaire (i.e. du voxel). Le logiciel OEDIPE peut aussi bien être utilisé en radiothérapie vectorisée que dans les cas de contaminations internes.

Gavdos

A.1986-1

Après la catastrophe de Tchernobyl et la fin de l’Union Soviétique, une petite équipe de scientifiques russes trouve refuge sur la minuscule île grecque de Gavdos. Cette communauté singulière, menée par un survivant du désastre, le physicien nucléaire Andrei, prône le retour à la nature, le partage des connaissances et l’immortalité comme mode de vie. Ils y créent une école ésotérique qui se revendique de la pensée du philosophe grec Pythagore et qui explore les étapes de l’évolution de l’humanité jusqu’au prochain niveau : l’immortalité. Lorsqu’ils révèlent leur projet à la communauté locale et à l’Église, les choses se gâtent…

https://www.lelieuunique.com/evenement/the-immortals-at-the-southern-point-of-europe-de-yiorgos-moustakis/

Le dosimètre photographique sur support papier de type Chassende-Baroz a été utilisé dans la plupart des laboratoires français jusqu’à la fin des années 1970. Ce dosimètre (figure 2.3) comportait un support en carton de 3 × 4 cm sur lequel étaient collées, d’un côté une bande automarquante pour identifier le dosimètre et deux bandes de papier photographique et sur l’autre face deux autres bandes de papier photographique dont une comme témoin de développement. Le tout était placé dans un conditionnement étanche à la lumière et à l’humidité.

Svetlana

O.1997-1

Il s’est produit un événement pour lequel nous n’avons ni système de représentation, ni analogie, ni expérience. Un événement auquel ne sont adaptés ni nos yeux, ni nos oreilles, ni même notre vocabulaire. Tous nos instruments intérieurs sont accordés pour voir, entendre ou toucher. Rien de cela n’est possible. Pour comprendre l’homme doit dépasser ses propres limites. Une nouvelle histoire des sens vient de commencer… 

Svetlana Alexievitch, La supplication, Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse, p.32

Radiopolis

A.1927-1

Le héros de Radiopolis, (titre original en allemandElektropolis) roman de science-fiction d’Otfrid von Hanstein paru en 1927, roman écrit par X en Y,  est un jeune français sorti de l’Ecole Centrale qui est à la recherche d’un emploi d’ingénieur. A la fin du roman il se trouve à la tête de Radiopolis, ville modèle fondée en Australie sur les valeurs de la science et du progrès scientifique, où l’électricité, le radium mais aussi des rayons dénommés “rayons de Rindell-Matthews”, sont utilisés pour développer une agriculture performante et entièrement automatisée, contrôler les mouvements des avions ou même de la terre ou encore lire la pensée humaine.

Traversée par des rayons lumineux, cette figure féminine semble animée d’un lent mouvement, fractionné par des plans verticaux. Curieux des avancées scientifiques de son temps, Frantisek Kupka s’inspire de la chronophotographie qui décompose les mouvements, ou des rayons X qui donnent à voir l’intérieur de la matière. Il produit alors des œuvres à mi-chemin entre figuration et abstraction.

Radiation

O.1913-2

Kandinsky described his feeling upon the discovery of the radioactive decay: “In my soul, it was the same as the decay of the whole world. Suddenly the sturdiest walls collapsed. Everything became uncertain, unsteady, and soft. It would not have amazed me, if a stone had melted into air before me and become invisible”. Kandinskii’s quest for abstraction alludes to the apocalyptic imagery. His world of the new matter bears the signs of the end of time, while
Larionov’s one – just occasional references to the history of matter’s dissociation.

“Mikhail Larionov’s Rayonism and the Scientific Mythologies of the Late Nineteenth and Early Twentieth Century”
Ekaterina Bobrinskaya, State Institute for Art Studies, Moscow, Russia

Venezia Arti, Nuova serie 2 – Vol. 29 – Dicembre 2022

Rayonnisme

O.1909-1

En novembre 1912, Larionov a déclaré dans une interview : “J’expose les toiles qui sont exécutées selon une nouvelle méthode. Ce sera la peinture ‘rayonnante’. […] Tout ce que nous voyons émet des rayons. Ces rayons seront capturés dans mes tableaux”.

Rayons Xx

O.1910-1

Philosophe , psychologue, inventeur, poète, publiciste et principal représentant du positivisme polonais, Julian Ochorowicz cherche à capter « deux nouvelles formes d’énergie » : les « Rayons rigides » et les « Rayons Xx » censés être développés par les médiums lors de manifestations d’« effets physiques ».

Rayons V

O.1899-1

Inspiré par les premiers rayons X, l’expérimentateur Louis Darget a développé une radiographie portable qui, selon lui, pouvait imprimer des images de pensées et de rêves sur des plaques photographiques. Comprenant une plaque photographique attachée à un bandeau, Darget a soutenu que «Lorsque l’âme humaine produit une pensée, elle envoie des vibrations à travers le cerveau, le phosphore qu’elle contient commence à rayonner et les rayons sont projetés». Exposé plus tard comme une fraude par l’Académie française des sciences, il a néanmoins continué à interpréter les images étranges et fantômes produites par sa radiographie, convaincu que c’était la clé pour comprendre ses rêves.

La Terre est un corps de chaleur stockée, qui rayonne dans l’espace. Cette chaleur est liée à deux choses : d’une part, la température très élevée des parties internes de la Terre, et d’autre part, la chaleur générée par la désintégration radioactive des matériaux dans les profondeurs de la Terre. S’il n’y avait pas eu le second de ces facteurs, la Terre aurait depuis longtemps gelé – elle a eu tout le temps de refroidir depuis son état de chaleur initial.

http://www.columbia.edu/itc/ldeo/v1011x-1/jcm/Topic3/Topic3.html

 

Gamlet

O.2016-5

«La Zone est mon lieu de détente. Elle remplace la mer, les Carpates, les terrils, la Turquie enduite de mojito frais et parsemée de putes bronzées. Une vingtaine de fois par an, j’y pars en visiteur clandestin. Je suis un stalker, un piéton, un passant, un idiot, appelez-moi comme vous voulez. On ne me remarque pas, mais je suis là. J’existe, un peu comme le rayonnement ionisant. Je prépare mon sac à dos, je passe sous les barbelés puis je disparais dans la profondeur noire des forêts de Polésie, dans les trouées et les odeurs de pin. Je me fonds dans ces épaisseurs étourdissantes et personne jamais ne pourra m’y débusquer.»

Absinthe

P.1986-2

En ukrainien, tchernobyl est un des noms communs de l’absinthe (plante) — il s’agit d’une référence à l’Apocalypse 8:11. “Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. Le nom de cette étoile est Absinthe; et le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles étaient devenues amères. ” Les habitants de la Zone pensent que la prophétie de l’absinthe s’est accomplie en 1986.

IN 1991, at the edge of the Cold War, photographer Patrick Nagatani published Nuclear Enchantment, a collection of 40 photographs about the continuing effects of nuclear weapons development in the American Southwest.

Radiation Burn

D.2010-2

Critical art ensemble project is about the use of the so-called “dirty bomb” as an instrument for state propaganda. We intend to recreate the hype around this instrument while at the same time deflating the spectacle. With the help of some great curators/producers in Germany, we will hire a professional demolition team to safely set off a bomb with a non-radioactive, metallic tracer simulant in an urban area in Germany. We’ll have people in Hazmat suits with metal detectors analyze the blast site. Immediately after the blast and while the site is being analyzed, we will set up a PA system at ground zero where a nuclear scientist will speak to the public about the actuality of making, deploying, and detonating a dirty bomb. The reality is that weapon is basically a myth. For a truly harmful one to be built it would require state sponsorship. It not something any terrorist could ever do, nor is it a “poor man’s nuke.” If we don’t take the “dirty bomb” as a self evident threat (its propaganda form), and instead look at it from a reflective reasoned position, it’s easy to understand that there is nothing to fear, and that the state is using this image for other more nefarious purposes.

Miss atom

P.2004-2

Meet Alyona Kirsanova of Novovoronezh, one of the contestants in Russia’s “Miss Atom” 2009. She is 22, works for Novovoronezhatomenergoremont, and loves “enjoying life.” Don’t you just want to take a dip in the cooling pond with her? Alyona is a first-time contestant in “Miss Atom,” an annual beauty contest open to (female) employees of nuclear power plant.

https://www.wired.com/2009/02/miss-atom-tones/

 

Nanda Devi

P.1965-1

Nanda Devi signifie « déesse de la Félicité ». On a un temps cru qu’il s’agissait de la plus haute montagne au monde. Pendant près d’une quinzaine d’années, le Sanctuaire a été complètement fermé aux explorateurs. Il ne rouvre qu’en 1974, pour refermer ses portes quelques années plus tard et protéger un écosystème fragile. Aujourd’hui, sauf rares exceptions, il est impossible de l’explorer. En 1965, ces sommets indiens ont été le théâtre d’une mission secrète, pilotée par la CIA, en pleine guerre froide. C’est le magazine Outside qui, en 1978 (Archives CIA), a commencé à révéler des informations inquiétantes sur cette aventure. Depuis 1992, le parc national de Nanda Devi est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et reconnue en tant que réserve de biosphère par l’Unesco depuis 2004.

Lézard

A.1968-1

BL Lacertae ou BL Lac est une galaxie active (AGNà variations très rapides située dans la constellation du Lézard. Découverte par Cuno Hoffmeister en 1929, elle fut dabord prise pour une étoile variable irrégulière de la Voie lactée, et reçut un nom de variable : BL Lacertae. En 1968 John Smith à lobservatoire David Dunlap observa quil sagissait dune radio sourceet quune galaxie très pâle lentourait. Il s’agit du premier blazar jamais détecté.

Rayon fossile

A.1964-2

En 1964, les physiciens américains Arno Penzias et Robert Woodrow Wilson complètent la construction d’un radiomètre de Dicke dans le but d’étudier les phénomènes radioastronomiques et les communications par satellites. Le , ils démontrent sans ambiguïté l’existence du fonds diffus cosmologique, prévu par la théorie du Big Bang.

Oh-my-god

A.1991-1

D’une vitesse estimée à 0,999 999 999 999 999 999 999 995 1 fois la vitesse de la lumière, la particule (probablement un proton) est observée le  à 13 h 34 min 16 s dans le détecteur de rayons cosmiques HiRes, situé au Dugway Proving Ground dans l’Utah aux États-Unis. L’énergie portée par la particule baptisée “Oh-my-God” est de 50 J, soit plusieurs dizaines de millions de fois plus que les particules subatomiques accélérées dans le Grand collisionneur de hadrons. Il s’agit du rayon cosmique d’ultra haute énergie le plus rapide jamais observé.

IIIe Type

A.1966-1

Iossif Chklovski est célèbre pour une prise de position à rapprocher du Paradoxe de Fermi. Selon l’échelle de Kardachev, une civilisation de Type III est une civilisation qui aurait à sa disposition et qui maîtriserait pour sa consommation d’énergie une puissance d’au moins 1036 W, soit la totalité de l’énergie disponible dans la galaxie où elle réside.

Searching for signatures of cosmic-scale archaeological artifacts such as Dyson spheres or Kardashev civilizations is an interesting alternative to conventional SETI. Uncovering such an artifact does not require the intentional transmission of a signal on the part of the original civilization. For example, the constraints of the anthropic principle would have to be loosened if a different type of intelligence was discovered elsewhere. A variety of interstellar archaeology signatures are discussed including non-natural planetary atmospheric constituents, stellar doping with isotopes of nuclear wastes, Dyson spheres, as well as signatures of stellar and galactic-scale engineering. The concept of a Fermi bubble due to interstellar migration is introduced in the discussion of galactic signatures.

https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=https%3A%2F%2Farxiv.org%2Fabs%2F1001.5455#federation=archive.wikiwix.com

Moteur stellaire

A.2020-6

Un propulseur Caplan exploiterait toute l’énergie du Soleil pour propulser l’ensemble du Système solaire à travers la galaxie et au-delà. Il porte le nom de l’astrophysicien Matthew Caplan de l’Université d’État de l’Illinois, qui a imaginé le concept. L’étude a été publiée dans la revue Acta Astronautica.

Sphère de Dyson

A.1945-4

L’idée lui en est venue en 1945 après la lecture du roman de science-fiction Star Maker d’Olaf Stapledon paru huit ans plus tôt. Dans son article, Dyson explique qu’une telle sphère est un moyen idéal pour une civilisation très avancée de faire face à un accroissement démographique exponentiel. Il la décrit comme une coquille enserrant son étoile parente, captant la quasi-intégralité de sa radiation stellaire. Dyson explique que de telles sphères pourraient aussi abriter des structures d’habitations. Enfin, il recommande d’observer la galaxie dans l’infrarouge afin de détecter de possibles sphères dans notre galaxie. Plusieurs programmes de recherche de possibles sphères de Dyson ont été menés depuis 1985. Si des étoiles ont pu afficher des caractéristiques proches de celles attendues concernant ces mégastructures spatiales, aucune conclusion n’a pu être tirée concernant l’existence probante de tels objets artificiels. En revanche, la science-fiction a beaucoup utilisé l’idée de Dyson, que ce soit en littérature, au cinéma, dans les jeux vidéo, ainsi qu’à la télévision.

 

Boltwood

A.1915-3

Bertram Borden Boltwood, né le  à Amherst (Massachusetts) et mort le  à Hancock Point (Maine), est un radiochimiste américain. Il a établi que le plomb était l’élément final de la famille radioactive de l’uranium (celle de l’uranium 235). Il remarqua aussi, sur une idée d’Ernest Rutherford, que le ratio plomb/uranium était plus important dans des roches plus anciennes, et en inféra en 1907 une méthode géologique de datation des roches. Il souffrira de dépression et se suicidera en 1927.

Radiochronologie

A.1915-2

En 1915, la méthode Uranium-Plomb, mise au point par Bertram Boltwood, permet d’attribuer un âge de 1,3 milliard d’années (1,3 Ga soit 1 300 Ma) aux plus vieilles roches terrestres. En 1938, Alfred Nier propose une approche isotopique de la datation radiométrique. Il mesure la composition isotopique du plomb (rapport 207Pb/206Pb) présent dans les galènes et trouve, pour les plus vieux échantillons de roche, des âges de 2,5 Ga. A la même époque, l’astronome Edwin Hubble avait estimé l’âge de l’univers entre 1,8 Ga et 2 Ga en utilisant l’éloignement progressif des galaxies. Des roches seraient donc plus vieilles que l’Univers ! Les astronomes reprennent alors leurs calculs.

La survenue vers 775 d’un orage magnétique 10 à 100 fois plus puissant que l’événement de Carrington (des milliers de fois plus qu’une éruption solaire ordinaire) est démontrée en 2012 par l’observation d’excès de carbone 14 dans les cernes d’arbres conservés dans les tourbières ou au sommet des montagnes. À cette époque, la fréquence de tels événements est estimée à un tous les 10 000 ans environ, mais en juillet 2021 deux autres événements au moins aussi puissants sont découverts à partir des dépôts de béryllium 10 et de chlore 36 dans les carottes de glace et des excès de carbone 14, l’un qui s’est produit en −7176 (7176 av. J.-C.) et l’autre en −5259. Comme seulement 16 % de la durée de l’Holocène (les 12 000 dernières années) ont été investigués à ce sujet, le nombre des super éruptions solaires pourrait être bien plus grand.

https://www.pourlascience.fr/sd/astrophysique/la-menace-des-eruptions-solaires-geantes-23354.php

Sunspot

A.1859-1

La tempête solaire de , également connue sous le nom d’événement de Carrington — du nom de l’astronome anglais Richard Carrington qui l’étudia — désigne une série d’éruptions solaires ayant eu lieu à la fin de l’été 1859 et ayant notablement affecté la Terre. Elle frappe la Terre avec une telle intensité que les télégraphes projettent des étincelles. Elle produit de très nombreuses aurores polaires visibles jusque dans certaines régions tropicales et a fortement perturbé les télécommunications par télégraphe électrique. Elle est considérée comme la plus violente tempête solaire enregistrée ayant frappé la Terre. En 1859, une En 2012, une tempête solaire équivalente a manqué d’un rien la planète bleue. Que se passerait-il si un tel événement survenait au XXIe siècle ?

Sursaut gamma

A.1967-1

La toute première détection de ce phénomène fut réalisée par un des satellites militaires du projet Vela, débuté en 1963. Malgré la signature d’un traité portant sur l’interdiction des tests atomiques dans l’atmosphère et dans l’espace (signé en août de la même année), l’armée américaine lança une mission de reconnaissance destinée à repérer de telles traces. A bord des satellites Vela se trouvaient des détecteurs de rayons gamma, X et neutrons. Le 2 juillet 1967, les capteurs s’affolent, une émission très brève est détectée. Après vérification, il apparût clairement que ce rayonnement gamma n’était pas d’origine humaine, ni même terrestre. Mais il aura fallu attendre 1973 pour que soit rendue publique cette découverte, une fois la confidentialité militaire levée. Les sursauts gamma suscitèrent très vite la curiosité de la communauté scientifique.

Vela 6911

D.1979-3

Le 22 septembre 1979 vers 00h53 GMT, le satellite Vela 6911 détecte le double éclair caractéristique d’une explosion nucléaire atmosphérique apparemment au-dessus de l’océan Indien ou de l’Atlantique Sud. Étant donné que ce satellite fonctionnait au-delà de sa durée de vie prévue et des questions sur la fiabilité de la détection ont été soulevées. Le panel a finalement conclu dans un rapport publié à l’été 1980 que le signal ” ne provenait probablement pas d’une explosion nucléaire. Bien que nous ne puissions pas exclure que ce signal soit d’origine nucléaire”. Cette conclusion a jeté une ombre sur la confiance du public dans la capacité des États-Unis à détecter sans ambiguïté les explosions nucléaires clandestines depuis plus de vingt ans. Après des années de recherches, il semblerait que cet essai puisse être Sud-Africain et ou Israélien.

En 1950, lors d’une discussion informelle au laboratoire militaire de Los Alamos, aux États-Unis, le physicien italien Enrico Fermi (Prix Nobel et l’un des pères de la bombe atomique américaine) s’étonne que nous n’ayons encore jamais vu d’extraterrestre. Face à Edward TellerEmil Konopinski et Herbert York, il aurait fait le raisonnement suivant: comment se fait-il, étant donné le nombre considérable d’étoiles dans la galaxie, le nombre de mondes habitables potentiels associés, le rythme d’évolution technologique de l’humanité et l’âge de l’univers (plus de 13,5 milliards d’années), qu’aucune civilisation extraterrestres ne nous ait encore visité.

35 mm

O.1935-2

Neutron radiography of a 35 mm film SLR camera. Dark components in the neutron radiograph are due to plastic components which in turn are almost transparent to x-rays.

https://mnrc.ucdavis.edu/neutron-radiography

Chandra

O.1952-3

Pendant des décennies, et les chercheurs déploraient de ne pas disposer de télescopes ou de microscopes exploitant les rayons X. Mais en 1952, le physicien allemand Hans Wolter s’est rendu compte que l’on pouvait contourner l’obstacle en utilisant une série de miroirs en incidence rasante, qui équipent par exemple des télescopes aussi célèbres que Chandra et XMM Newton.

https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/physique-microscope-neutrons-inspire-astronomie-x-49438/

Neutrononique

O.1935-1

Des faisceaux de neutrons sont utilisés depuis longtemps pour faire de l’imagerie neutronique. La réalisation de l’équivalent d’un microscope avec des neutrons laissait cependant à désirer. Un groupe de scientifiques états-uniens, inspiré par les télescopes à rayons X, a réussi à faire fonctionner un tel microscope. Biologistes, chimistes et physiciens vont donc disposer d’un nouvel outil pour pénétrer les secrets des matériaux.

 

Sillicium dopé

P.1964-1

La technique de production des semi-conducteurs et des transistors est, on le sait, en pleine évolution, et c’est à qui mettra au point de nouvelles méthodes permettant d’améliorer la fabrication, de diminuer son coût et d’ouvrir de nouvelles perspectives. Cette tendance vient de nouveau d’être illustrée par les travaux de deux chercheurs américains qui suggèrent, pour introduire dans certains corps les ” impuretés ” qui en feront des semi-conducteurs, de faire appel aux possibilités offertes par l’irradiation.

Le Monde, JEAN-LOUIS LAVALLARD, Publié le 14 mai 1964 à 00h00 

Neutron

A.1932-2

La découverte du neutron par Chadwick en 1932 marqua un tournant dans l’histoire de la physique nucléaire. Avant, les physiciens disposaient d’un éventail de modèles qualitatifs, empiriques et souvent contradictoires. Après, les progrès furent fulgurants et ils disposèrent en quelques années à peine d’une théorie des interactions nucléaires. Les découvertes se succédèrent rapidement : radioactivité « artificielle », activation neutronique, résonances, fission…

Muon

A.1936-1

Also in 1936, Anderson and Neddermeyer discovered the muon (or ‘mu-meson’), a subatomic particle 207 times more massive than the electron, but with the same negative electric charge and spin 1/2 as the electron, again in cosmic rays.  The muon was the first of a long list of subatomic particles whose discovery initially baffled theoreticians who could not make the confusing “zoo” fit into some tidy conceptual scheme. Willis Lamb, in his 1955 Nobel Prize Lecture, joked that he had heard it said that “the finder of a new elementary particle used to be rewarded by a Nobel Prize, but such a discovery now ought to be punished by a 10,000 dollar fine.

Tchernobylia

O.2022-1

Un essai sur la catastrophe de Tchernobyl sous le prisme de l’esthétique artistique. L’auteur interroge la conception de l’art depuis cet événement et comment ce dernier a influé sur le regard, la représentation et les images. ©Electre 2022

Pour son premier spectacle à Paris depuis sa démission du Théâtre national populaire, Jean Vilar a donc choisi de mettre en scène le long interrogatoire – il a duré vingt-trois jours – du savant à qui on reprochait son ” manque d’enthousiasme pour le projet de la bombe à hydrogène “.

Après quelques mois de tâtonnement, Gamow propose une hypothèse : il envisage les noyaux atomiques comme les petites gouttelettes de ce qu’il appelle le « fluide nucléaire ». Plus tard, en 1936, ce modèle sera repris et développé par Niels Bohr sous le nom de « modèle de la goutte liquide ». En 1939, il permettra de comprendre certains phénomènes nucléaires nouvellement découverts, notamment la fission des noyaux les plus lourds. Les noyaux d’uranium 235, qu’on trouve dans les centrales nucléaires et dans certaines bombes atomiques.

Effet tunnel

A.1932-1

Le 13 avril 1932, au beau milieu de l’après-midi, ils parviennent à envoyer des protons sur des cibles de lithium et, dans une sorte de transe, observent la production de paires de particules alpha, selon des modalités qui sont en parfait accord avec les prédictions de Gamow et, au demeurant, faciles à décrire : les protons pénètrent par effet tunnel dans les noyaux de lithium 7, dont les noyaux contiennent trois protons et quatre neutrons, et y sont capturés ; se forment ainsi des noyaux constitués de quatre neutrons et de quatre protons, c’est-à-dire des noyaux de béryllium 8 ; ceux-ci fissionnent rapidement en deux particules alpha, chacune d’elles étant formée de deux protons et de deux neutrons1. Cockcroft téléphone aussitôt à Ernest Rutherford pour lui annoncer la découverte. Puis il sort dans la rue et s’écrie : « Nous avons coupé des atomes en deux, nous avons coupé des atomes en deux ! ».

Nucléosynthèse

A.1948-1

Les étoiles naissent au sein de régions où la densité des gaz interstellaires est plus grande. Ces gaz se contractent alors sous l’effet de la gravité. Cette contraction entraine un réchauffement qui finit par amorcer des réactions de fusion nucléaire au centre du nuage interstellaire. L’étoile est née.

1 MeV

A.1928-1

Sous l’impulsion initiale de Rutherford, et après la mise en évidence par Gamow de l’effet tunnel en 1928, John Cockroft et Ernest Walton parvinrent immédiatement à accélérer des protons jusqu’à 200 keV avec un simple tube à décharge et un transformateur de 200 kV.  En 1932, ils pouvaient ainsi accélérer des protons dans un tube à vide de 2m60 sous un potentiel de 800 kV. Cockroft et Walton eurent l’idée de charger des condensateurs en chaîne avec leur transformateur de 200 kV, en utilisant des diodes comme interrupteurs: l’ouverture et la fermeture des circuits transfèrent les charges de condensateur en condensateur, permettant d’atteindre des différences de potentiel de plusieurs centaines de milliers de volts.

Atom smasher

A.1928-1

On le surnomme le « briseur d’atomes » (« Atom Smasher »), l’homme qui « tenait la clé » de l’énergie atomique. Ernest Orlando Lawrence, né le  à Canton, dans le Dakota du Sud, et mort le  à Palo Alto, est un physicien américain. Il est lauréat du prix Nobel de physique de 1939 « pour l’invention et le développement du cyclotron et pour les résultats obtenus avec cet instrument, spécialement ceux qui concernent la production d’éléments radioactifs artificiels ». Il a aussi participé au projet Manhattan. L’élément chimique 103 est appelé lawrencium en son honneur.

Graaff

A.1929-1

Intéressé par les récentes avancées de la science dans le domaine de la physique nucléaire, Van de Graaff élabore durant le printemps 1929 le premier prototype d’un dispositif pour générer les hautes tensions nécessaires aux accélérateurs de particules. Durant plusieurs années, il améliore le concept et le présente en novembre 1931 devant les membres de l’American Institute of Physics. Cette version du générateur produit une tension de plus d’un million de volts. En son hommage, on a donné son nom au cratère Van de Graaff sur la face cachée de la Lune en 1970.

Ivre

O.2012-5

Les agents de sécurité de l’aéroport de Rome ont eu une « drôle » de surprise en contrôlant les bagages des passagers aux rayons X. Alors qu’ils effectuaient leurs contrôles de routine, ils ont vu un corps apparaître à l’écran. Croyant qu’il s’agissait d’un cadavre, ils ont alors fait appel à la police. Il en était tout autrement.

 

EAGLE

O.2020-6

Le département “Sûreté et Détection” de HTDS est fier d’annoncer avoir remporté en début d’année un appel d’offre important lancé par le service des douanes françaises du port du Havre pour la fourniture d’un système d’inspection des véhicules et des conteneurs.

Outre sa grande expertise en matière d’inspection, HTDS a été sélectionné en raison d’une offre technico-financière jugée la plus intéressante sur le marché pour la fourniture, l’installation et la maintenance d’un portique d’inspection automatique mobile à rayons X EAGLE G60 du fabricant Rapiscan.

Douane

O.1897-1

« Mardi matin ont eu lieu au cabinet du directeur général des douanes, au pavillon de Rohan, rue de Rivoli, à Paris, en présence du conseil d’administration et des chefs du service de la vérification des marchandises, des expériences du plus haut intérêt tendant à appliquer à la reconnaissance des produits importés la nouvelle découverte du rayon X. Ces expériences ont donné des résultats positifs qui vont permettre au service des douanes d entrer, sans délai, dans la voie des applications pratiques.”

Saturnien

A.1904-1

En 1904, Hantaro Nagaoka développa un modèle atomique qui complétait le modèle atomique de Thomson. Le modèle de Nagaoka est également connu sous le nom de modèle atomique saturnien.

Ce modèle atomique est un modèle hypothétique de la structure atomique contrairement au modèle de pudding aux raisins de Thomson. Dans ce modèle, l’existence du noyau atomique a été postulée pour la première fois.

I belive

A.1939-1

I believe there are 15,747,724,136,275,002,577,605,653,961,181,555,468,044,717,914,527,116,709,366,231,

425,076,185,631,031,296 protons in the Universe and the same number of electrons.

Arthur Eddington (1939), lecture titled “The Philosophy of Physical Science.”

Eclipse

A.1920-1

« Une étoile tire son énergie d’un vaste réservoir d’une manière qui nous est inconnue. Ce réservoir peut difficilement être autre que l’énergie subatomique qui, comme nous le savons, est abondante dans toute matière. Nous rêvons parfois que l’homme puisse un jour apprendre à la libérer et à l’utiliser à son service. Le réservoir est presque inépuisable à condition de pouvoir l’exploiter. Il y en a suffisamment dans le soleil pour maintenir sa production énergétique pendant 15 milliards d’années.”

Arthur Eddington, « The internal constitution of stars »The Scientific Monthly,‎ p. 297-303 (lire en ligne [archive]).

Les Atomes

A.1913-1

Les Atomes est un ouvrage de physique de 324 pages écrit et édité par le physicien Jean Perrin en 1913. Il est considéré comme un ouvrage de référence ayant fait date en physique et a été réédité à plusieurs reprises, en 1921, 1927, 1936, 1948, 1970 puis 1991, respectivement chez Félix Alcan puis aux PUF puis chez Gallimard.

Photosynthèse

O.2010-2

L’Installation Européenne de Rayonnement Synchrotron, ou ESRF, est l’une des plus importantes sources de rayonnement X au monde. Des chercheurs viennent de s’en servir pour photographier des mouvements d’atomes au sein de protéines en train d’effectuer la photosynthès

Atome primordial

A.1931-1

Georges Lemaître est nommé chargé de cours à l’Université catholique de Louvain en 1925. Il écrit un article qui paraît en 1927 dans les Annales de la Société scientifique de Bruxelles sous le titre “Un Univers homogène de masse constante et de rayon croissant rendant compte de la vitesse radiale des nébuleuses extragalactiques”. Il y présente une toute nouvelle conception : l’expansion physique de l’Univers. Cette même année 1927, il présente au MIT sa thèse de doctorat sur “The gravitational field in a fluid sphere of uniform invariant density according to the theory of relativity”. Il est alors reçu Doctor of Philosophy et nommé ensuite professeur ordinaire à l’Université catholique de Louvain. En 1931, Lemaître est invité à Londres. C’est là qu’il propose l’hypothèse du début singulier de l’univers en expansion et lance l’idée de “l’Atome primitif”. Cette proposition provoque une réaction très vive parmi la communauté scientifique de l’époque.

Colour enhanced x-ray diffraction of iridium. Atomic structure of an iridium crystal hemisphere as seen in the field ion microscope. Each single dot represents an iridium atom. X-ray diffraction is a technique in crystallography used to find the shape or structure of a molecule. Credit: Erwin Mueller. Pennsylvania State University

Tesla

O.1895-1

Tesla réalisa en 1894, par inadvertance, la première photographie aux rayons X des Etats-Unis lors d’une séance photo organisée avec un tube de Geissler (précurseur des tubes à Rayons X) dans son laboratoire, en présence de l’écrivain Marc Twain. Il continua alors sur la lancée, créant son propre matériel et identifiant le rayonnement (sans toutefois en donner l’origine). Il observa également la capacité de ce rayonnement à traverser certaines matières, dont le corps humain. Il réalisa ainsi des images du corps humain qu’il nomma « shadowgraph ». Néanmoins, l’incendie de son laboratoire en 1895 mit fin à ses recherches sur le sujet.

IRM

O.1946-1

L’imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) est une technique d’imagerie médicale permettant d’avoir une vue 2D ou 3D d’une partie du corps. Cette technique est très utile pour l’observation du cerveau. Grâce aux différentes séquences (séquence IRM), on peut observer différents tissus avec des contrastes très élevés, car la résolution en contraste est nettement meilleure que celle du scanner.

Ultra-violet

O.1903-2

It is not generally appreciated that Professor Robert Wood (Figure 9) of Johns Hopkins University in Baltimore, described by his biographer (Seabrook, 1941) as ‘The modern wizard of the laboratory’, was undoubtedly the father of both infrared and ultraviolet photography (Figure 10). The discovery of the radiations beyond the visible spectrum and the sensitization of emulsions capable of recording them pre-date Wood, but he holds the distinction of being the first to intentionally produce photographs with both infrared and ultraviolet radiation and also for being the first to photograph the ultraviolet fluorescence phenomenon.

Rayon N

O.2020-5

Le Rayon N, un opéra-cinéma inspiré de l’histoire de René Blondiot, un projet en train de voir le jour, totalement atypique dans sa conception comme sa production.

Alerte

D.2011-3

La centrale nucléaire de Gravelines (Nord) a été partiellement évacuée à deux reprises dans la nuit de vendredi à samedi en raison d’une alerte à la bombe

Bar-le-Duc

P.2017-5

Les 1er, 2 et 3 juin se tient à Bar-Le-Duc le procès de sept militants qui luttent contre le projet Cigéo d’enfouissement des déchets radioactifs. Ils sont soupçonnés d’association de malfaiteurs. Mais au terme d’une impressionnante enquête judiciaire de quatre ans, on ne leur reproche que l’organisation d’une manifestation non déclarée.

7 mètres

P.2021-5

Un ouvrier d’une quarantaine d’années a été blessé ce samedi après une chute de sept mètres à la centrale nucléaire de Chinon. Son pronostic vital n’est pas engagé.

Tihange

P.2002-1

Incident dans une centrale nucléaire belge. Le 22 novembre 2002, la centrale nucléaire belge de Tihange 2 (REP, 960 MW) a connu un incident classé au niveau 2 de l’Echelle internationale des événements nucléaires (INES).

Francium

O.1939-1

Le francium fut le dernier élément naturel à être découvert, après le rhénium en 1925. Il n’existe que 30 grammes de francium sur toute la croûte terrestre. C’est un élément qui se forme de manière transitoire dans la désintégration spontanée de l’actinium-227. Il n’existe que pendant 22 minutes avant d’émettre un rayon béta et se transformer en radium-223, ou d’émettre un alpha et de se transformer en astate. On n’a donc presque pas le temps de l’observer: sitôt isolé, il disparaît. Il a fallu tout le génie de son découvreur, Marguerite Perey, pour prouver son existence en  1939. On ne lui connaît pas d’applications pratiques.

https://www.simplyscience.ch/fr/jeunes/decouvre/francium-fr

Atomic tattoo

O.1950-4

Blood-type tattoos were used during the Cold War to enable rapid transfusions as part of a “walking blood bank” in case of atomic attack. Nationwide blood-typing programs occurred to inform individuals of their own blood types and to provide local communities with lists of possible donors. The blood-type tattooing program was part of this effort, but community-wide tattooing occurred only in two parts of the United States: Lake County, Indiana, and Cache and Rich counties, Utah. In these communities, during 1951 and 1952, schoolchildren were tattooed to facilitate emergency transfusions.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18280343/

Question

P.1957-3

Joyce Myron, étudiante âgée de 18 ans du Drexel Institute of Technology, est la fille la plus heureuse au monde. Elle s’est fait connaître à travers les Etats-Unis pour avoir triomphé au jeu télévisé “Question à 64 000 $”, où elle a répondu brillamment à une série de questions sur l’énergie atomique. Elle a pu partager avec des milliers de téléspectateurs la promesse excitante d’un atome pacifique.

Life Magazine, 18 novembre 1957.